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Six trucs pour mieux maîtriser l’asthme

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Voilà maintenant près de 50 ans que je suis asthmatique. Au début, l’asthme avait le dessus sur moi et m’empêchait de faire plusieurs des choses que j’aime. Mais après un moment, les choses ont changé pour le mieux — j’ai appris que je pouvais arriver à maîtriser mon asthme de manière durable.

Voici quelques-uns de mes trucs pour vous aider à en faire autant.

1. Établissez un partenariat avec votre médecin

Vous n’avez pas à devenir les meilleurs amis du monde, mais vous pouvez au moins être à l’aise avec lui. Après tout, il y a de bonnes chances que vous consultiez souvent cette personne.

Au début, pendant la période où vous essayez de trouver ensemble la meilleure façon d’amener votre asthme sous contrôle, il se pourrait que la fréquence de vos rencontres s’élève jusqu’à 3–6 visites par mois.

Déterminer ensemble quels traitements fonctionnent le mieux pour vous (et lesquels ne marchent pas), découvrir quelles sont les choses qui déclenchent vos symptômes et apprendre à identifier les signes avant-coureurs d’une crise imminente ou d’une flambée exige que vous établissiez une relation de confiance transparente avec votre médecin.

Avoir un médecin en qui vous avez confiance et qui est à l’écoute de vos problèmes est une première étape cruciale dans votre plan de traitement.

2. Apprenez quels sont vos facteurs de déclenchement

Parfois cela peut être facile à faire. Lorsque j’avais 10 ans, je suis allé passer des tests d’allergie. En fait, je suppose que je ne devrais pas employer le mot « facile », parce que ces tests d’allergie étaient tout, sauf faciles. Cela dit, cela m’a quand même aidé à apprendre très tôt les choses qui risquaient de déclencher une réaction chez moi.

J’ai ainsi appris que j’étais très allergique au pollen, aux acariens et aux spores de moisissures. Chez moi, ces choses-là sont des déclencheurs. Pour certaines personnes, trouver leurs déclencheurs est plus difficile, car les tests d’allergie ne sont pas efficaces pour tout le monde.

De plus, nous entrons quotidiennement en contact avec tellement de substances qu’il peut être difficile de déterminer lesquelles provoquent une réaction. Cela peut certes prendre beaucoup de temps — vous ne pouvez pas combattre un ennemi que vous ne pouvez pas voir, n’est-ce pas? —, mais cela vaut la peine de les identifier Et n’oubliez pas : votre médecin est là pour vous aider !

3. Apprenez à éviter vos déclencheurs d’asthme

Ici aussi votre médecin peut vous aider. Personnellement, j’ai trouvé qu’il était plus facile de d’apprendre quels étaient mes déclencheurs que de les éviter, mais tout dépend des petites choses que vous pouvez faire pour en réduire le plus les effets.

Dans mon cas, cela implique de laver ma literie plus souvent, afin d’en éliminer le plus possible les acariens, et d’éviter de descendre trop souvent dans le sous-sol avec son atmosphère de moisi.

Éviter complètement les déclencheurs représente un défi majeur (et franchement, ce n’est pas vraiment possible), mais en vieillissant, j’y arrive de mieux en mieux, et je maîtrise aussi davantage mon asthme. Les choses que vous devez faire et celles que vous devez éviter peuvent être différentes des miennes, aussi votre médecin et vous-même devez travailler ensemble pour mettre au point une stratégie optimale pour vous.

4. Apprenez quels sont vos prodromes

Une autre chose qui est bien avec l’asthme, c’est que c’est une maladie qui nous parle. Pour nous avertir d’une crise imminente, elle nous envoie des symptômes précurseurs. En réagissant rapidement dès l’apparition de ces symptômes, on peut éviter la crise paroxystique.

Permettez-moi de vous donner un exemple.

Un jour j’ai décidé de nettoyer le sous-sol, et tandis que je déplaçais des objets çà et là, j’ai commencé à ressentir une oppression thoracique. Mon nez s’est mis à couler. Mon menton me démangeait. J’éternuais. Mon corps était en train de m’avertir que j’inhalais des acariens et, somme toute, il me disait : « Arrête ça et éloigne-toi! »

Autrefois, je n’aurais pas tenu compte de ces symptômes et j’aurais continué à faire le ménage. Et j’aurais eu une crise d’asthme.

Aujourd’hui, je prête attention à ces mises en garde. Je m’arrête. En fait, il arrive que je ne commence même pas. Je laisse quelqu’un d’autre faire les choses à ma place. Connaître les signes avant-coureurs — et savoir ce qu’il faut faire lorsqu’on les ressent — peut potentiellement prévenir des complications plus graves pour la santé.

5. Soyez ouvert à l’idée d’essayer de nouveaux traitements

Je crois que je peux dire sans grand risque de me tromper que parfois, nous qui souffrons d’asthme pouvons être un tantinet entêtés. Nous trouvons un médicament qui fonctionne et nous ne voulons jamais en changer. J’en sais quelque chose, c’était tout à fait moi auparavant. Le changement, c’est difficile.

Cependant, j’ai appris qu’il était bon d’explorer de nouveaux traitements et de nouvelles façons de prendre mon asthme en charge. Je dis cela parce que rien de ce que j’utilise aujourd’hui ne faisait partie de mon plan de traitement il y a 10 ans.

Bien sûr il y a 10 ans mon asthme était sous contrôle. Mais il est possible qu’au fil du temps on doive maîtriser notre asthme autrement, ce qui peut impliquer que notre plan de traitement doit changer lui aussi.

Aujourd’hui mon asthme est nettement mieux maîtrisé qu’avant, ce qui n’aurait peut-être pas été le cas si je m’étais entêté à ne pas changer mon plan de traitement. Cela montre qu’il est certainement avantageux d’être ouvert d’esprit et de discuter des nouveaux traitements disponibles avec le médecin.

6. Ne cessez jamais d’en apprendre sur l’asthme

Il y a beaucoup de choses sur l’asthme que l’on apprend par tâtonnement. Mais il n’est pas nécessaire qu’il en soit toujours ainsi. De nombreuses personnes atteintes d’asthme partagent leurs histoires et leurs conseils. Plusieurs chercheurs étudient notre maladie et ont publié des

articles et écrit des livres. Ils ont créé des blogs dans des communautés comme la nôtre. Cette somme de sagesse est ainsi à votre portée, afin que vous puissiez apprendre. Et plus vous en apprendrez, mieux vous serez équipé dans votre quête d’une meilleure maîtrise de l’asthme.

Ce qu’il faut retenir

Aujourd’hui, mon asthme est bien maîtrisé. En fait, il n’a jamais été aussi bien maîtrisé. Il me cause toujours quelques problèmes de temps à autre, mais dans l’ensemble, je suis très satisfait de ma qualité de vie. Malgré tout, je continue quand même à chercher le moyen de maîtriser encore mieux mon asthme.

J’ai appris que pour obtenir les meilleurs résultats possibles, il me faut, à la base, suivre ces six trucs et travailler en étroite collaboration avec mon médecin.

J’espère que ces conseils pourront vous aider dans votre cheminement personnel vers une meilleure maîtrise de l’asthme.

Pour plus d’information sur la prise en charge de l’asthme, adressez-vous à votre médecin ou à votre équipe de soins de santé.

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