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Six choses que j’ai faites pour ramener du positif dans ma vie après une crise cardiaque

Getty Images / SDI Productions

Une crise cardiaque peut être un événement pas mal dévastateur qui, une fois passé, peut vous laisser en proie à la question : « comment passer à autre chose? » Faire une crise cardiaque inopinément à l’âge de 38 ans m’a profondément affectée.

Après ma crise cardiaque, j’aurais pu renoncer à la vie et devenir déprimée à l’idée que je n’avais plus aucune raison de vivre. J’aurais pu succomber à la pensée que mon monde touchait à sa fin vu que mon cœur n’était pas en bonne santé. J’aurais pu me dire qu’il n’y avait rien que je pouvais faire, puisque je ne pouvais pas protéger mon cœur.

Mais au lieu de ça, j’ai décidé de voir le bon côté de ce qui m’arrivait. Alitée à l’unité de soins intensifs, je fis le choix d’avoir une vision positive de la vie.

Voici donc six choses que j’ai faites pour ramener du positif dans ma vie après ma crise cardiaque.

J’ai créé un blog

Je me posais beaucoup de questions pendant que l’on me traitait à l’hôpital. Tellement en fait que, sachant que les autres personnes qui étaient dans ma situation s’en posaient probablement autant, j’ai voulu documenter ce qui m’arrivait pour aider les autres.

J’ai décidé de créer un blog pour sensibiliser les gens à mon histoire. J’espérais que cela donnerait envie aux autres de mieux prendre soin de leur corps. Et j’espérais que cela m’inspirerait moi aussi à mieux prendre soin de mon propre corps, afin de rester en bonne santé cardiaque.

Vous n’avez pas envie de raconter votre histoire aux autres? Vous n’avez nul désir de connaître le stress de l’engagement? Achetez-vous un journal intime et noircissez-en des pages entières — ou seulement quelques-unes, comme vous voudrez — de votre expérience.

Coucher vos pensées et sentiments par écrit peut vous aider à faire face à un événement éprouvant, comme une crise cardiaque, et à le surmonter.

J’ai commencé une psychothérapie

La dépression est quelque chose de courant après une crise cardiaque. Dans mon cas, j’éprouvais le culpabilité du survivant et je me demandais pourquoi j’étais en vie alors que tant d’autres avaient succombé.

Quelques mois après ma crise, je fis part de ces sentiments à mon cardiologue et il me suggéra d’aller voir un psychothérapeute.

La dépression est faite de hauts et de bas. La psychothérapie m’a aidée à prendre mes symptomes en charge et à surmonter mes pensées négatives.

Ma psychothérapeute est une personne qui a le don de savoir écouter et qui m’aide à restructurer mes idées et à changer mes comportements. Elle m’a aidée à prendre conscience qu’il y a une raison à mon existence et que je ne devrais pas tenir ma vie pour acquise mais en savourer chaque minute. Désormais, j’ai ce qu’il faut pour penser plus positivement lorsque je me sens déprimée.

Ce n’est pas tout le monde qui a besoin d’un psychothérapeute, mais il est important d’obtenir de l’aide en cas de dépression.

Je vois ma psychothérapeute toutes les 3 ou 4 semaines. Son soutien constant m’aide à demeurer positive.

J’ai commencé à collectionner des objets en forme de cœur

J’adorais les cœurs et les objets en forme de cœur lorsque j’étais petite. Ma chambre en était décorée : oreillers en forme de cœur, couvre-lit en forme de cœur, papier peint arborant des cœurs.

Après ma crise cardiaque, cette passion a ressurgi. À présent, je me suis remise à collectionner tout un tas de babioles en forme de cœur. J’achète des décorations, des oreillers, des vêtements (ça, c’est ce que je préfère), des carpettes et des bijoux avec des cœurs.

M’entourer de ce symbole me rappelle la chance que j’ai d’être en vie. J’ai eu droit à une deuxième chance dans la vie, et chaque jour je m’estime heureuse.

Je me suis entourée de messages inspirants

Je tapisse mes murs çà et là de citations inspirantes pour me rappeler combien je suis chanceuse. Quand je me sens déprimée, la lecture de ces phrases me remonte le moral.

Au bureau, c’est connu, j’étais celle qui utilisait un message inspirant comme mot de passe pour son ordinateur. Le réciter en me levant le matin est une excellente façon de commencer la journée.

J’ai cultivé la patience

Mon médecin m’a dit que, pour le bien de mon cœur, je devais me détendre et éliminer tout facteur de stress de ma vie. Pour moi, cela voulait dire apprendre à être patiente.

Je ne suis plus stressée ou en colère lorsque je suis prise dans les bouchons de circulation (ce qui, soit dit en passant, arrive trop souvent). Le retard pourrait être dû à un accident, ce qui voudrait dire que quelqu’un d’autre passe un bien plus mauvais quart d’heure que moi. Donc au lieu de m’énerver, je m’estime heureuse et je récite une prière.

Même au supermarché j’essaie de ne pas être impatiente lorsque la file est longue à la caisse. Peut-être l’attente est-elle causée par quelqu’un qui paie avec des bons alimentaires ou qui tente d’épargner quelques dollars avec des coupons.

On ne sait jamais ce que les autres vivent. Donc il faut s’efforcer d’être patient. Dans ces situations, je me redis que je suis bénie d’être en vie.

Changer ma manière de penser m’a aidée à devenir beaucoup plus patiente depuis ma crise cardiaque. Mon niveau de stress a chuté considérablement.

J’ai redonné à ma communauté

Je fais du bénévolat pour l’American Heart Association (AHA). Je prends plaisir à redonner à un organisme qui fait tant de bien pour les autres personnes atteintes de cardiopathie.

Chaque année depuis ma crise, j’ai travaillé inlassablement pour accumuler des fonds pour la local AHA heart walk* de ma région. Cette année, j’ai recueilli plus de 5000 $ auprès d’amis, de compagnons de travail, de membres de ma famille et de collègues.

Portez-vous volontaire pour une cause qui vous tient à cœur. Vous éprouverez de la satisfaction à faire quelque chose pour votre communauté et qui sait, cela vous aidera peut-être à être plus positif.

Ma crise cardiaque a changé du tout au tout ma vision de la vie. Je me suis découvert une compassion nouvelle pour les gens et, dans l’ensemble, je suis une meilleure personne qu’avant. Être plus positive me fait me sentir bien, même les jours où ça ne va pas.

Pour plus d’information sur la prise en charge de la cardiopathie, adressez-vous à votre médecin ou à votre équipe de soins de santé.

*N.d.T. Marche organisée par l’AHA pour recueillir des fonds destinés à sauver des vies chez les personnes atteintes de cardiopathie.

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