Reconnaissance de la contribution des femmes à la pharmacie

À Teva Canada, nous sommes fiers de nos employés et de leurs contributions importantes à l’amélioration de la santé. Notre culture repose non seulement sur ce que nous faisons, mais aussi sur la manière dont nous le faisons.

Faites la connaissance de Christine Poulin, directrice générale de Teva Canada

Lorsque vous avez terminé vos études, comment envisagiez-vous votre avenir?

Au début des années 1990, l’industrie pharmaceutique était florissante et on observait au Canada des investissements importants en R-D et dans les infrastructures. C’était un des rares secteurs où l’innovation et la croissance promettaient d’être durables. J’ai pensé que cette industrie me permettrait d’acquérir une expérience enrichissante et d’acquérir des compétences dans des domaines qui me passionnaient, tels que le marketing, la comptabilité et la gestion du personnel.

Comment votre carrière a-t-elle évolué depuis que vous avez commencé à travailler dans cette industrie?

J’ai commencé à travailler dans l’industrie pharmaceutique comme membre de l’équipe du service à la clientèle de Glaxo. Je prenais les commandes téléphoniques des pharmaciens. J’ai occupé de nombreux postes au fil des ans, y compris dans les ventes et en gestion de marques, surtout dans le secteur des médicaments novateurs. Avec le temps, j’ai occupé une variété de postes de direction liés aux spécialités pharmaceutiques, avant de me plonger dans le monde des médicaments génériques ces dernières années.

Comment décririez-vous une bonne journée de travail?

À ce jour, même si j’ai quitté mes fonctions sur le terrain et en marketing depuis de nombreuses années, ce que je préfère avant tout c’est de passer du temps avec les clients et d’essayer d’élaborer un modèle d’affaires centré sur le client qui profite à la fois à l’entreprise, au client et au patient. Je passe la majeure partie de mon temps à soutenir mon équipe et nos activités à l’interne, mais la partie préférée de mon rôle consiste à monter dans ma voiture ou prendre un vol vers Vancouver ou la Nouvelle-Écosse pour rencontrer des clients afin de discuter de projets, de partenariats et de l’avenir.

Quel est (ou quel a été) votre plus grand défi en tant que dirigeante dans le secteur pharmaceutique?

Poussé à ses limites par la Covid‑19, notre système de soins de santé est soumis à une pression extrême. Cela vaut aussi pour la production des médicaments requis pour traiter non seulement les patients atteints de la Covid-19, mais aussi toutes les autres maladies. Lorsque la pandémie a frappé, nous avons été nombreux à voir notre niveau d’anxiété monter en flèche, craignant des fermetures d’installations partout dans le monde. À ce moment-là, nous en savions peu sur les répercussions pour nos usines de fabrication et la durée de celles-ci. Tranquillement, les semaines ont passé et aucune interruption majeure ne s’est produite, ce qui nous a permis d’être plus confiants que jamais à l’égard de la résilience de notre chaîne d’approvisionnement.

Est-ce qu’il y a eu un moment décisif où vous avez réalisé l’importance de votre contribution?

J’ai eu une révélation au cours de la pandémie, lorsque j’ai réalisé la chance que j’ai de faire partie d’une équipe aussi formidable. Tous les membres de mon équipe qui relèvent directement ou indirectement de moi, des employés de la santé et sécurité au personnel essentiel de la production, en passant par les cadres qui prennent des décisions clés, travaillent inlassablement depuis mars dernier, tâchant d’anticiper la demande, de surveiller l’approvisionnement et de collaborer étroitement avec nos clients, le gouvernement et les distributeurs afin de réduire au minimum toute interruption. Les employés de la fabrication, de la distribution et des laboratoires ont tous continué à faire leur travail afin de soutenir les patients qui prennent nos médicaments. Alors que la Covid-19 faisait les manchettes, je n’ose pas imaginer le fardeau qui aurait pesé sur le système de santé si nous avions éprouvé des difficultés à fournir les centaines de médicaments que nous produisons. Parfois, ce sont des choses dont on ne parle pas qui font toute la différence.

Que faudrait-il faire, selon vous, pour que davantage de femmes occupent des postes de direction dans les divers secteurs de cette industrie?

Tout au long de mon ascension professionnelle, rares étaient les femmes qui occupaient des postes de direction, et je pense que peu d’entre elles étaient prêtes à parler de la difficulté qu’elles avaient à gérer leur vie personnelle toute en continuant à avancer dans leur carrière. Les femmes qui parvenaient aux échelons supérieurs n’avaient pas le droit à l’échec. Admettre les défis et les difficultés auxquelles elles étaient confrontées était, et demeure encore, perçu comme un signe de faiblesse et associé à un abandon éventuel. Maintenant que de plus en plus de femmes occupent des postes aux échelons supérieurs, il est à souhaiter que la pression d’être parfaite diminuera et qu’elles se sentiront plus à l’aise de montrer à d’autres personnes, quel que soit leur sexe, comment se libérer de cette pression. Il y a néanmoins encore beaucoup d’éducation à faire à tous les échelons et auprès de toutes les générations pour que notre milieu devienne pleinement inclusif.

Quels conseils donneriez-vous aux nouvelles diplômées en pharmacie?

J’encourage fortement les nouvelles diplômées à explorer les divers postes offerts dans l’industrie pharmaceutique. Quelques pharmaciens occupent des postes au sein de sociétés pharmaceutiques tout en conservant leur permis d’exercice, mais nous remarquons que les jeunes diplômés envisagent rarement de travailler dans ce secteur. J’encourage aussi les femmes à accroître leur présence et leurs compétences dans différentes fonctions et/ou domaines de l’industrie pharmaceutique, particulièrement ceux où la présence masculine est prépondérante.

Source :  PharmacyU.ca, Profil d’une chef de file de l’industrie pharmaceutique, février 2021