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Pourquoi et comment rester actif pendant et après un cancer

Getty Images / ferrantraite

9 conseils pour être actif pendant et après un cancer

Qu’il s’agisse des cours d’éducation physique rébarbatifs de notre enfance, ou encore des médias qui nous rappellent de faire de l’exercice au moins 30 minutes par jour, nous savons tous que l’activité physique peut avoir un impact positif sur presque tous les aspects de notre santé et de notre bien-être.

Mais comment y parvenir en présence du cancer?

La plupart des personnes atteintes d’un cancer, comme moi, se disent qu’elles devraient être actives. Mais souvent, nous ignorons comment commencer! C’est surtout le cas si nous avons été sédentaires et sommes incertains de nos limites. Ajoutez-y un traitement médical épuisant pour combattre la maladie, et tout à coup, il n’est plus si facile de se convaincre de courir un 5 km.

Dans les faits, pour beaucoup de gens atteints d’un cancer et qui doivent se concentrer sur leur survie, faire une activité physique est le cadet de leurs soucis.

Comment l’exercice peut-il aider?

Les bienfaits de l’activité physique sont cependant nombreux, en particulier pour les personnes ayant (ou ayant eu) un cancer. Par exemple, une étude publiée dans le Canadian Medical Association Journal pour les personnes diagnostiquées avec un cancer du sein a prouvé que l’exercice physique réduisait le risque de récidive. Pour d’autres cancers, l’activité peut aider à atténuer ou à gérer certains effets secondaires du traitement, comme la fatigue, la prise de poids, l’ostéoporose et le lymphœdème, ainsi qu’à améliorer de manière générale la santé à long terme.

De nombreux professionnels de la santé reconnaissent aussi de plus en plus que le cancer a des conséquences néfastes sur la santé mentale (ce que les patients cancéreux savent très bien). Dans les faits, les recherches de la Mental Health Foundation indiquent qu’une personne sur trois atteinte de cancer souffrira d’un problème de santé mentale comme la dépression ou des troubles de l’anxiété avant, pendant ou après le traitement. Même s’il n’est pas la panacée à tous ces problèmes, il a été démontré que l’exercice physique peut s’avérer extrêmement utile. Selon une étude récente réalisée par la Harvard T.H. Chan School of Public Health,15 minutes de course par jour ou une heure de marche réduisent le risque de dépression majeure de 26 pour cent.

Ce que j’ai appris sur la fatigue et la critique

Quelqu’un m’a récemment demandé comment je réussissais à faire de l’exercice tout en luttant contre la fatigue. Pour dire vrai, à certains moments j’ai plutôt l’impression d’échouer. L’exercice fait partie intégrante de ma vie depuis le cancer, mais je dois procéder avec beaucoup de prudence, car la fatigue peut encore facilement miner mes efforts. Mais j’ai appris – ou plutôt j’apprends – que cela fait partie du processus.

Comme beaucoup d’autres personnes qui vivent avec (ou ont vécu avec) le cancer, je dois être extrêmement avisée pour réussir à gérer ma fatigue. Plus tôt cette année, lorsque je m’entraînais pour le semi-marathon Royal Parks à Londres et aussi pour un périple dans l’Himalaya (tous deux effectués en octobre 2019), j’ai sérieusement songé à abandonner le semi-marathon. L’entraînement intensif m’a fait énormément souffrir, et la gestion de ma fatigue s’est transformée en épreuve aussi difficile que ces deux défis sportifs.

Parfois, je fais des erreurs et dois en payer le prix en passant mon dimanche au lit. Mais le cancer m’a appris une chose : je n’ai pas à tout faire, tout d’un coup, tout le temps. La plupart du temps, l’entraînement consistait à parcourir les kilomètres et à dormir 12 heures par nuit si nécessaire.

Une chose que j’ai apprise, c’est que j’étais la seule personne qui me critiquait pour ne pas courir « assez vite » ou « assez loin » ou pour dormir « trop » ou pour ne pas être une « assez bonne » épouse/amie/fille/sœur/employée.

9 conseils pour être actif après un diagnostic de cancer

Au Royaume-Uni, il n’existe pas de directives générales sur l’exercice physique après un cancer. Cet état de choses peut donner l’impression qu’il est difficile de savoir par où commencer, mais plusieurs études ont démontré que l’exercice physique est sécuritaire, possible et utile pour de nombreuses personnes ayant (ou ayant eu) un cancer.

Selon Cancer Research : « Les médecins recommandent généralement au moins 30 minutes par jour d’activité modérée comme la marche, cinq jours par semaine. Ce niveau d’activité est utile pour les personnes, même pendant le traitement. Mais chacun est différent, et l’exercice doit être adapté à votre cas. Il doit tenir compte de votre condition physique générale, du diagnostic et d’autres facteurs pouvant avoir un impact sur la sécurité. »

Alors, par où commencer? Si vous vous sentez en forme, allez-y, mais parlez-en d’abord à votre médecin. L’intensité de l’activité dépend de votre condition physique générale et de votre état de santé au jour le jour. Faites-vous confiance et allez-y doucement.

Au cours des années, j’ai beaucoup réfléchi à la manière de me remettre en forme après un diagnostic de cancer. Voici certaines choses que j’ai apprises :

  • Acceptez vos limites et respectez-les du mieux que vous pouvez. Ces contraintes changeront au fur et à mesure que vous vous améliorerez, deviendrez plus rapide et plus fort. De temps en temps, vous pourriez devoir prendre du recul, mais il n’y a aucune honte à cela. 
  • Soyez indulgent envers vous-même. Les choses peuvent s’avérer plus difficiles qu’avant, et c’est normal. Faire quelque chose vaudra toujours mieux que ne rien faire du tout. Soyez patient.
  • Demandez l’aide de personnes bien informées. Votre équipe médicale sera en mesure de vous fournir de très bons conseils. Si vous êtes dans la vingtaine ou la trentaine, des organisations comme Trekstock existent pour vous aider à regagner vos forces, votre endurance et votre forme physique. Alors, dénichez une organisation caritative ou un réseau de soutien qui vous convient.
  • Prévoyez des moments de repos autour de votre activité physique, et vivez votre vie. Vous n’en aurez pas toujours besoin, mais il est bon d’avoir un autre centre d’intérêt lorsque la fatigue vous cloue à la maison.
  • Faire trop d’exercice, trop vite, est l’un des meilleurs moyens de se dégoûter de continuer. Non seulement vous risquez de vous blesser si vous en faites trop, mais si vous vous épuisez, vous serez moins enclin à réessayer. Alors, allez-y lentement.
  • Contrairement à moi, n’en faites pas trop à la fois. Ce n’est probablement pas une idée géniale de s’inscrire à votre premier semi-marathon et à un périple épique à travers les montagnes indiennes au cours du même mois.
  • Il est tellement plus facile de se préparer à faire quelque chose que l’on aime. Pour certaines personnes, c’est la course à pied (je ne suis PAS de celles-là) tandis que pour d’autres, c’est un cours de danse hebdomadaire qui suscite leur passion. Mon exercice préféré est la natation – plus l’eau est froide et mieux c’est, à mon avis. C’est donc ce que je privilégie quand je me sens bien.
  • Si vous êtes du genre à vous entraîner en groupe, soyez franc avec vos instructeurs sur le traitement subi, ainsi que sur vos limites. Ma relation avec mon professeur de yoga a été l’une des plus importantes et des meilleures pour aider à guérir mon corps.
  • Faites de l’exercice lorsque vous débordez d’énergie. La fatigue, surtout dans les premiers jours suivant le traitement, peut être très imprévisible. Si vous vous sentez bien, essayez de marcher en prenant le trajet un peu plus long jusqu’au magasin, ou d’aller nager (à moins de suivre un traitement actif et que votre équipe l’interdise).

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